lundi 17 novembre 2014

Questions sur la France et les Français

Nous avons pris un temps dans quelques classes afin que les étudiants nous posent par écrit les questions qui les "taraudaient". Les voici, certaines revenant plus souvent que d'autres. Si vous avez un peu de temps, pourquoi ne pas nous aider à y répondre, en commentaire par exemple, pour que nous ayons un éventail de réponses le plus large possible ! Merci :)

1- Quelles sont les grandes différences culturelles entre Madagascar et la France ?

2- Quels sont les principaux lieux touristiques ?

3- Quelle est l'histoire de la Tour Eiffel ?

4- Comment est l'environnement en France ?

5- A quoi ressemble une journée type française ?

6- Quel est le plat préféré des Français ?

7- Combien de fois les Français mangent ?

8- Quel est l'aliment de base des Français ?

9- Y a-t-il des dialectes en France ?

10- Comment est l'enseignement en France ?

11- Est-ce que le CEPE est aussi le premier diplôme en France ?

12- Utilise-t-on aussi des tableaux et des craies en classe ?

13- Quel est le plus difficile : enseigner en France ou à Madagascar ? Pourquoi ?

14- Quelles sont les techniques pour améliorer sa pratique du français ?

15- Quelles sont les pratiques religieuses des Français ?

16- Combien y a-t-il de religions en France ?

17- Pourquoi en France les jeunes n'entrent pas dans la vie religieuse ? Pourquoi les jeunes n'aiment pas la prière ?

18- Y a-t-il encore des jeunes qui se destinent à la vie monastique ou religieuse ?

19- Y a-t-il des exhumations en France ?

20- Y a-t-il de la sorcellerie en France ?

21- Y a-t-il des mendiants (quatre-mis) en France ? Comment sont-ils perçus ?

22- Les Français travaillent-ils dur pour manger ?

23- A quel âge quitte-t-on ses parents ?

24- A quel âge les filles prennent leur indépendance ?

25- A quel âge les Française peuvent se marier ?

26- Les Français sont-ils racistes ?

27- Pourquoi les Français n’apprennent pas la langue malagasy quand ils sont à Madagascar ?

28- Pourquoi la France accepte l'avortement et la limitation de naissances ?

29- Pourquoi les Françaises aiment faire des bébés éprouvettes ?

30- Que pensez-vous du mariage pour tous ?

31- Pourquoi les dirigeants politiques français colonisent encore les pays pauvres comme Madagascar, que ce soit de manière directe ou indirecte ?

32- Y a-t-il du diabète en France ?

vendredi 14 novembre 2014

Au marché

Il n'y a pas de jour de marché, c'est tous les jours ! À Tana, il y en a plusieurs situés dans un peu chaque quartier ; certains sont très grands.

Bien souvent, les étals sont les uns à côté des autres et un étroit passage permet de circuler entre chaque. Nous en avons fait un à Tamatave qui était couvert avec des parasols et de la taule, ce qui rend l'atmosphère oppressante. On a un peu l'impression de se retrouver dans un labyrinthe où il faut trouver la sortie une fois en plein milieu.



















On trouve de tout ! Les marchés sont organisés par catégorie :
Les fruits : mangues et bananes en force ! puis papayes, goyaves, ananas...
Les légumes : les mêmes qu'en France
La viande : en plein air, les mouches en raffolent
Le poisson : la mer est au plus près à 300 km, la chaîne du froid n'est pas une priorité.
Nous nous passons donc de ces deux dernières catégories. En revanche, nous ne nous privons pas en fruits et légumes, amplement moins chers qu'en grande surface.

La monnaie à Madagascar est l'ariary. Parfois, les commerçants nous donnent les prix en francs malgaches.
Par exemple un kilo de belles bananes va être annoncé 6000 francs malgaches. Il suffit de diviser par 5, ce qui fait 1200 ar le kilo. (Pour vous donner un ordre d'idée, redivisez par 3200, vous aurez le prix en euro, soit env. 0,40€).

Il y a aussi comme des petites épiceries où vous trouverez forcément votre bonheur.


Enfin, l'artisanat est très coloré. Il y a de nombreux articles en raphia.




Pour vaincre un peu la chaleur et l'ennui, les commerçants s'allongent carrément sur leur étal...

dimanche 9 novembre 2014

Sortie environnementale

Les étudiants de 1ère et 2ème années ont tous les deux ans une session tournée sur l'environnement. Afin d'y être sensibilisés, ils participent à trois jours « intra-muros » théoriques, puis continuent par trois jours « extra-muros » d'observation . Nous avons accompagné les étudiants à cette seconde partie de l'étude.

Les professeurs responsables de cette session étaient M. Bearivelo (histoire-géo), Mme Monique (français) et M. Pierre (SVT). Autant vous dire qu'ils n'ont pas ménagé leurs étudiants (et nous non plus!). N'ayez crainte, nous ne parlons pas ici de mauvais traitements qu'ils nous auraient fait subir, c'est simplement que le rythme de la session était ultra-soutenu. Récit d'une épopée riche, mais épuisante.

Départ jeudi vers 6h de Tana. Nous sommes en tout une petite centaine répartie dans cinq taxis-brousse. Notre première étape est la ville de Mantasoa, et en route premier couac : les freins de la voiture n°5 (celle d'Alice) lâchent... Ni une, ni deux, les chauffeurs se mettent à réparer tout ça en 1h30. En attendant, tout le monde se trémousse sur des danses malgaches, et même bretonnes !

Nous arrivons à Mantasoa, repère des partisans de Jean Laborde puisque c'est là qu'il vécut. Comment ça, vous ne connaissez pas Jean Laborde ?! (oui bon, nous non plus on ne le connaissait pas, mais cette lacune est dorénavant comblée) Jean Laborde était un Français désirant rejoindre l'Inde en 1841. Il fit naufrage et se réfugia à Mantasoa. La reine Ranavalona Ière s'en est amourachée, et peut-être ont-ils même eu un enfant ensemble (l'histoire raconte que la reine certifia que l'enfant était celui du roi, mort deux ans plus tôt...). Laborde est particulièrement célèbre ici car c'est lui qui a introduit à Madagascar l'art de la forge. Après s'être recueillis sur son tombeau, nous repartons et là deuxième couac : la voiture n°1 tombe en panne.

Alors on danse: 


Maison de Jean Laborde:

 
Ce n'est qu'à 19h que nous arrivons à Moramanga où nous sommes logés et il y a encore toute la cuisine à faire. Cela se passe sous un auvent, et on cuit au feu de bois dans d'énormes marmites traditionnelles. Vers 21h45 on se met enfin à table. Les étudiants sont vraiment adorables, ils nous servent copieusement et avec une grande gentillesse. Certains d'entre eux n'iront se coucher que vers minuit, pour se réveiller ensuite à 3h afin de préparer le petit-déjeuner et le déjeuner.



Le lendemain, nous sommes sur le pied de guerre à 5h pour aller visiter le parc national d'Andasibe. Celui-ci est notamment célèbre pour ses indri-indri, l'espèce de lémuriens les plus grands. Bien qu'y étant de bonne heure, nous n'apercevrons qu'un couple une vingtaine de secondes sauter d'arbres en arbres.
Puis, un car de touristes vazaha pointant le bout de son nez, les guides ont très bien su écourter notre visite de pas loin de 2h. Nous avons par conséquent tous été un peu déçus puisque nous n'avons pas vu ni appris grand chose durant la visite. En effet, notre guide s'est contenté de nous montrer un escargot un peu plus gros que la moyenne, un palissandre, le couple d'indri, un couple de coléoptères girafes, une ou deux plantes médicinales et un serpent. En bref, de quoi mettre une note exécrable sur TripAdvisor. Heureusement qu'il y avait M. Bearivelo dans notre groupe pour rehausser le niveau en apportant des informations !

L'après-midi, nous allons visiter le musée de la gendarmerie de Moramanga, unique en son genre à Madagascar. Il y a une partie en extérieur retraçant l'histoire des transports à Madagascar (du palanquin à la « teuf teuf » !) et toute une collection de canons des armées malgache, française et britannique. Ensuite, nous découvrons une multitude d'objets issus du patrimoine et des coutumes malgaches. Enfin, la dernière salle est dédiée à l'histoire de Madagascar sous forme photographique depuis la fin du 18ème siècle jusqu'à l'époque post-coloniale. Là encore, M. Bearivelo fait preuve d'un grand professionnalisme grâce à ses nombreuses anecdotes.

Même scénario le soir et le lendemain matin, debout à 4h ! Il faut en fait partir le plus tôt possible afin d'éviter une éventuelle pluie torrentielle à l'arrivée à Tana. Au moins cette fois-ci pas de panne à signaler, mais nous nous arrêtons très régulièrement pour faire une analyse de la topographie de l'axe Moramanga-Tana. Plus personne ne tient convenablement sur ses pieds, il faut réellement prendre sur soi pour ne pas s'écrouler. Mais les étudiants tiennent bon et continuent à prendre des notes pour leur rapport.

Nous arrivons chez nous à 13h heureuses d'avoir passé de si bons moments avec nos étudiants. Grâce à ce court séjour, nous avons appris à davantage les connaître ainsi que leur culture. De plus, les trois professeurs nous ont apporté des connaissances précieuses sur l'histoire malgache, sur la biologie et la physique des territoires rencontrés. Malgré le rythme très soutenu du voyage, tous ont toujours fait preuve de sympathie, de joie de vivre et de courage :). Merci à eux.



lundi 3 novembre 2014

Antsirabe

Du mercredi 29 octobre au dimanche 2 novembre, nous étions à Antsirabe (3 heures de taxi-brousse au sud de Tananarive) pour une rencontre entre volontaires. Nous avons fait quelques visites culturelles telles que l’usine THB (bière malgache), des communautés religieuses, des écoles, des artisans, des lacs etc. Nous avons ainsi pu échanger sur nos missions et le vécu de chacun. Ce fut quelques jours de partage. Pour l’anecdote, nous avons rencontré une coopérante qui supervise un chantier à 200 mètres de chez nous, improbable !



Voici une photo de groupe à l'usine THB:

















Voici un artisan qui travaille la corne de zébu:



Voici deux photos prises près du lac d'Andraikiba où nous avons pique-niqué le samedi midi: