Les étudiants ont de temps à autre
des sessions particulières à la place de leurs cours habituels, ce
qui nous donne du temps pour vadrouiller un peu !
Pour notre première virée, nous avons
arrêté notre choix sur l'île Sainte Marie, à l'est de la grande
île. On nous la vend depuis longtemps comme un endroit paradisiaque,
encore modestement prisée par les touristes. Elle garde ainsi
davantage son authenticité et son calme, par rapport à d'autres
îles comme Nosy Be et son tourisme sexuel qui la dégrade.
Le voyage est ponctué d'escales.
Départ jeudi 16 octobre à 7h de Tana à bord d'un minibus rose
bonbon. La route est toute en lacets, mieux vaut ne pas trop manger
ni lire pendant le trajet... Il est en outre impossible de dormir
tellement la musique (tantôt malgache, tantôt variété
internationale actuelle, tantôt classiques français) est forte.
Nous sommes donc bien contentes d'arriver à Tamatave vers 14h. Et
puis finalement plus tout à fait car une horde de pousse-pousse nous
saute dessus pour nous proposer leurs services. Notre hôtel étant
très proche nous déclinons gentiment, peut-être un peu trop
gentiment d'ailleurs car cinq ou six d'entre eux nous suivent dans
l'espoir que nous cédions. Pour finir, on se dit que Tamatave est
quand même la ville malgache du pousse-pousse, alors en
pousse-pousse Simone !
Nous n'avons pas particulièrement été envoûtées par la ville de Tamatave. C'est le port le plus important de Madagascar, et puis voilà en fait.
Le lendemain, rendez-vous à 5h pour
monter dans un nouveau minibus qui nous conduit jusqu'au port de
Soanirana-Ivongo d'où nous prenons le bateau Gasiraka pour
1h30 de traversée jusqu'à notre destination finale en début
d'après-midi.
Première halte chez Honorine au sud de
l'île où nous louons pour la nuit un bungalow très simple mais
tout à fait adorable, en matériaux traditionnels et toit de palmes.
Nous nous réveillons le samedi matin
au chant du coq, et hop ! à 7h15 on a déjà enfourché nos
vélos de location. Nous pédalons vers le nord, plus sauvage, en
quête d'une cascade marquée d'un point bleu sur notre carte. C'est
dommage, le temps est couvert. De plus en plus couvert même. T'as
pas senti une goutte là ? Plus nous filons vers le nord, plus
il pleut. Une grosse averse nous oblige à nous arrêter sous un
palmier, mais on repart vite car on a envie de la trouver cette
cascade. Une grosse montée et des indications un peu trop
approximatives ont finalement raison de nous ; nous rentrons.
On n'a plus de cuisses, mais
qu'importe, Lucie tient absolument à faire son baptême de plongée.
Alice est également partante mais asthme oblige, un certificat
médical l'y autorisant est nécessaire. Malheureusement nous ne
l'avons pas. Alors qu'elle se prélasse sur un transat au bord de la
piscine du Princesse Bora Lodge tout en prenant de chouettes photos,
Lucie écoute attentivement son instructrice québécoise dans cette
même piscine, histoire d'être à l'aise et de ne pas faire de faux
pas une fois en mer. Le tout est un peu technique, mais ça va. Dans
les profondeurs de l'océan (bon, ce n'est pas Le grand bleu
non plus, c'était 5 mètres max pour un début !), les poissons
sont vraiment magnifiques. Alice participe quant à elle du haut de
son kayak.
Ensuite, transfert en pirogue vers l'île aux nattes, au sud de l'île Sainte Marie, pour y passer deux belles journées. Au programme : rencontre avec les quelques lémuriens apprivoisés de l'écolodge Les Lémuriens (!), tour de l'île en kayak, balade dans les petits hameaux jusqu'au point culminant de l'île offrant un magnifique point de vue... Il est vrai que cette île est un petit coin de paradis bordé de sable blanc et entouré d'un lagon couleur turquoise.
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