Jeudi 2 Octobre
Nous partons à 5h45 du
matin pour Roissy Charles de Gaulle. Précisons pour ceux qui ne le
savent pas : nous avons des billets open. Qu'est-ce donc ?
Ce sont des billets nettement moins chers, mais en contre-partie, il
n'est possible de partir dans un avion que s'il reste de la place ;
il faut donc se présenter à l'aéroport autant de fois qu'il le
faut.
Pour notre première
tentative, nous attendons au moins deux heures avant de pouvoir
enregistrer nos bagages. Le personnel Air France nous invite à
revenir à ce même guichet 1h avant l'embarquement afin d'être
sûres de pouvoir décoller. Nous y retournons donc une seconde fois.
On nous annonce que «
c'est pas encore certain, mais ça devrait être bon ». Ainsi,
nous allons en salle d'embarquement. Nous suivons la file d'attente,
et au moment de passer la borne de contrôle, on nous prévient qu'il
faut attendre que tous les passagers soient montés. Nous restons
donc de côté et nous interrogeons un autre membre du personnel qui
nous indique qu'il ne reste plus qu'une seule place. Grand moment de
panique intérieure. Puis se déroule un épisode où on nous
explique qu'il y a trois passagers absents, puis qu'en fait non ils
sont bien là, puis peut-être que ça va être possible de monter
toutes les deux dans l'avion, et puis non et puis si, et puis ce
fameux « Allez-y ». Nous sommes tremblantes. Nous ne
sommes pas côte à côte mais ça nous est égal, on décolle pour
Antananarivo !
Arrivée à 23h20, heure
locale. Nous sommes exténuées, et il faut encore passer quelques
guichets administratifs. Puis nous entendons nos noms au micro :
nos bagages sont restés à Paris, c'est un succès ! Vue
l'heure tardive, nous sommes soulagées de voir un petit panneau avec
nos deux prénoms dessus. Nous suivons notre taxi qui nous emmène
chez Anne-Marie. La nuit fut éprouvante, les moustiques ont gagné
la bataille mais pas la guerre. Vivement que nous retrouvions nos
répulsifs et nos moustiquaires.
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